Road trip en Suisse orientale : itinéraire d’une semaine entre Appenzell et Grisons
Chapô
Depuis Zurich ou Saint-Gall, la Suisse orientale se prête à un road trip d'une semaine, loin de l'affluence estivale du Valais. L'itinéraire relie les collines d'Appenzell aux hautes vallées grisonnes, par la route, sur près de 600 kilomètres cumulés. Un col alpin ferme la boucle entre les deux régions, ce qui impose de choisir sa saison avec soin.
Ce que la Suisse orientale offre loin des foules du Valais
La fréquentation touristique du Valais et de l'Oberland bernois domine les contenus voyage en Suisse, portée par des sommets connus comme le Cervin ou la Jungfrau. La Suisse orientale reste en retrait de ces classements, alors que ses paysages ne sont pas moins marqués.
Les collines d'Appenzell forment un premier tableau. Vaches brunes, fermes en bois foncé, sentiers qui ondulent entre 800 et 1400 mètres d'altitude, sans dénivelé extrême. La route continue ensuite vers les Grisons, où les vallées se resserrent et les cols dépassent souvent 2000 mètres.
Entre juin et septembre, la liaison entre les deux régions ne dépend pas de la météo hivernale. Plusieurs cols alpins des Grisons, dont la Flüela, ferment en dehors de cette fenêtre, parfois de novembre à mai selon l'enneigement (informations vérifiées le 28 août 2026).
Préparer le départ et choisir sa base
Le point de départ le plus pratique reste Zurich, avec ses connexions aéroport et gare centrale. Comptez environ 98 kilomètres et 1h15 de route jusqu'à Appenzell, via l'autoroute A1 puis l'A25 en direction de Herisau.
Deux options se distinguent pour la mobilité sur place. La première consiste à partir avec son propre véhicule dès Zurich. La seconde consiste à rejoindre Appenzell en train, également environ 1h15 depuis Zurich, puis à louer une voiture sur place pour la suite de votre parcours.
Le choix de la semaine compte autant que celui du véhicule. Une neige précoce peut fermer certains cols grisons dès la mi-octobre, ce qui réduit la boucle prévue (situation vérifiée le 28 août 2026).
Jours 1 à 2, Appenzell et ses collines
Le premier jour se prête à une boucle courte autour d'Appenzell même, entre la vieille ville aux façades peintes et les hameaux de Gonten et Urnäsch. La route grimpe ensuite vers Schwägalp, au pied du Säntis, sur environ 25 kilomètres et 35 minutes depuis Appenzell.
Le sentier entre Wasserauen et le lac de Seealp reste accessible sans remontée mécanique et ne coûte rien, hormis le parking. Le funiculaire de l'Ebenalp ou la télécabine du Hoher Kasten complètent la vue sur les deux versants, autour de 40 CHF l'aller-retour adulte, tarif à vérifier avant le départ (vérifié le 28 août 2026).
Pour dormir sur place, l'Hôtel Appenzell propose des doubles à partir d'environ 180 CHF la nuit en haute saison, selon disponibilité (tarifs à vérifier le 28 août 2026). Une auberge de jeunesse à Gonten ou une chambre d'hôtes du même secteur reste une alternative plus abordable, à partir d'environ 90 CHF selon les établissements.
Jours 3 à 5, la traversée vers les Grisons
Le troisième jour relie Appenzell à Coire, environ 100 kilomètres par la vallée du Rhin, avant de bifurquer vers Davos. Entre Coire et Davos, comptez 61 kilomètres et un peu moins d'une heure de route.
Le col de la Flüela constitue le point le plus haut du parcours, à 2383 mètres d'altitude, avant de redescendre vers Susch, en Basse-Engadine. En dehors de la période estivale, le passage entre Tschuggen et Susch est maintenu ouvert l'hiver par une association de bénévoles, mais la circulation dépend alors de la météo du jour (situation vérifiée le 28 août 2026).
Zernez, à quelques kilomètres de Susch, sert de deuxième base dans les Grisons. Le Parc National Suisse tout proche propose des sentiers d'accès libre, et le centre d'accueil du parc se visite pour environ 10 CHF.
Jours 6 et 7, la fin de boucle et le retour
Le retour privilégie le col du Julier plutôt que la Flüela, pour varier les paysages. Depuis Tiefencastel, l'ascension du Julier s'étend sur environ 35,7 kilomètres jusqu'au sommet, avec un dénivelé progressif plutôt que des lacets serrés. De Zernez à Coire par cette route, comptez environ 100 kilomètres, avant un dernier tronçon d'environ 123 kilomètres vers Zurich.
Sur l'ensemble de la semaine, le compteur affiche environ 600 kilomètres, pour un peu plus de 9 heures de route cumulées.
Une pause à Tiefencastel ou à Coire permet de goûter les Pizokel, des pâtes grisonnes servies avec fromage et oignons frits, autour de 20 à 25 CHF selon l'établissement (tarif à vérifier le 28 août 2026).

Ce que ça coûte sur une semaine
Pour une voiture de location depuis Zurich, catégorie compacte, comptez en général entre 450 et 600 CHF pour sept jours, assurance incluse, tarif à vérifier lors de la réservation (comparé le 28 août 2026). Le carburant pour les 600 kilomètres du parcours ajoute une soixantaine de francs.
Côté hébergement, une semaine en chambres d'hôtes ou auberges revient autour de 630 CHF pour deux personnes, sur la base de 90 CHF la nuit pendant six nuits, contre plus du double en hôtel milieu de gamme.
Les repas, entre boulangeries et restaurants de village, se situent entre 40 et 60 CHF par jour et par personne. Les activités (télécabine, entrée au parc national, parking) ajoutent une cinquantaine de francs sur l'ensemble du séjour.
Au total, un budget indicatif, à affiner selon vos choix, tourne autour de 900 à 1100 CHF par personne pour la semaine, hors billet d'avion puisque le trajet se fait entièrement par la route (tarifs vérifiés le 28 août 2026).
À retenir avant de prendre la route
La fenêtre de juin à septembre reste la période où la liaison entre Appenzell et les Grisons pose le moins de mauvaises surprises côté cols. En dessous de cinq jours, la boucle devient serrée, entre les deux régions et les étapes intermédiaires.
Pour celles et ceux qui veulent comparer avec un itinéraire alpin plus classique, vous trouverez sur le blog un article consacré aux cols du Valais ou à l'Oberland bernois, qui permet de mesurer l'écart de fréquentation. La Suisse orientale se conduit différemment, avec des routes moins chargées mais aussi moins de villages entièrement tournés vers l'accueil touristique.
Ce contraste explique en partie pourquoi la région met plus de temps à apparaître dans les carnets de route.
